Sequenzas / Cantus Planus
Cie Noemi lapzeson

Mes derniers dix ans de travail dans la danse ont toujours été liés à un choix particulier de musique - souvent avec des musiciens sur scène - et je n'ai jamais considéré la musique comme un appui, mais comme une partie intégrante du spectacle, au même titre que la lumière, le décor ou le mouvement, chaque élément étant de la même extrême importance dans l'expression théâtrale.

"Les Sequenzas" de Berio et le "Cantus Planus" de Castiglioni sont simplement des choix dûs aux grandes émotions que j'ai éprouvées lors de concerts donnés par Contrechamps, deux oeuvres qui me parlent de façon différente. Avec "Sequenzas", j'aimerais traiter le corps comme un prolongement de l'instrument dont la théâtralité se crée simplement avec le geste. Dans "Cantus Planus", l'élément littéraire est très important, d'autant plus qu'il est basé sur des poèmes d'Angelus Silesius, un très grand mystique et un très grand poète.

Pour moi le travail chorégraphique est le résultat d'une réflexion sur un thème, d'une façon de penser, d'un dialogue avec des danseurs, de suggestions de ma part et de la leur, d'écoute, de moments vides. C'est une manière de parler, d'échanger, d'être. C'est pourquoi je donne une importance très grande au choix des danseurs. Non pas comme exécutants de pas de danse mais comme collaborateurs d'une recherche, non seulement dans le sens chorégraphique, mais aussi dans le sens humain. On entreprend chaque fois un voyage ensemble où tout est à découvrir.